9. Hôtel de Ville, Nations


Françoise NICOLAS - Candidate Mairie Vandoeuvre Municipales 2008A droite du Vélodrome, vous aurez le choix de plusieurs quartiers vandopériens, nés dans les années soixante, et répartis de chaque côté du boulevard de l'Europe. Ce boulevard a été imposé par Nancy en son époque, pour diviser la ville nouvelle et l'empêcher d'avoir un vrai centre ville afin d'éviter la concurrence d'une ville en pleine expansion...

Dès lors, les prairies qui s'étalaient au bas du village de vignerons échangent vaches et moutons contre grues et pelleteuses.

Vandoeuvre avait du terrain pour développer une Zone à Urbaniser en Priorité (Z.U.P.). Désiré Masson, maire de l'époque et Richard Pouille, vont s'employer non seulement à faire grandir notre jeune ville, mais aussi y créer les services de proximité indispensables.

On voit naître alors entre autres immeubles, tous les logements du quartier de l'Hôtel de Ville actuel, ainsi que l'actuelle mairie (Vandoeuvre en a connu quatre en tout) ou le Centre des Nations.

Centre des Nations qui porte bien son nom puisque Vandoeuvre depuis son essor a toujours accueilli des citoyens de toutes les nations, d'abord pour le travail, ou pour les rapprochements familiaux, mais aussi pour y trouver un refuge politique ou y faire ses études, puisqu'elle est devenue aujourd'hui un grand pôle universitaire.

Le Centre Commercial des Nations, édifice octaédrique servant souvent de repère géographique, a grandi en lieu et place de l'ancienne usine du Noir de Fumée qui produisait des matières de base pour la fabrication de caoutchouc pour les pneus, ou de peinture et autres produits pharmaceutiques. A cette époque, on fabriquait sans penser à l'écologie et son impact sur la santé, et l'usine crachait ses gros nuages noirs au rythme du gueulard qui appelait les hommes au travail...

On travaillait aussi à la vinaigrerie située à l'emplacement de la piscine, dans les carrières de pierres, dans les poteries et fabriques de tuyaux en terre, à la mine de fer, et on comptait aussi de nombreux commerces pour nourrir et distraire tous ces travailleurs et leurs familles... C'était dans la première moitié du XXème siècle.

Dans la seconde moitié du siècle, alors qu'on reconstruisait et développait l'après guerre, naquirent aussi M.J.C. et Parc des Sports. Richard Pouille, qui ne désirait cependant pas tout bétonner, réserva un bel écrin de verdure à sa ville grandissante : le parc de loisirs qui porte à présent son nom. Vandoeuvre ville verte, ça peut surprendre, mais elle est pourtant riche de parcs, aires de jeux, sapinière et autres forêts qui en font une ville très équilibrée entre constructions et végétation....


On construisit aussi des passerelles entre les immeubles : il fallait sécuriser la traversée de ce grand boulevard de l'Europe, dont la largeur avoisine celle des Champs Elysées. Les familles s'installent, les immeubles se remplissent. A cette époque-là, comme on construit beaucoup, c'est la nation portugaise qui est la plus représentée. On voit ensuite arriver les italiens, les africains du nord et quantité d'autres nations qui sont autant de drapeaux visibles dans la salle du Conseil Municipal ... ils seraient au nombre de 100 depuis l'été 2007 : Vandoeuvre, la ville aux 100 nations...

 

 

 

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