Dans le prolongement du Charmois, on arrive au quartier Wilson-Curie, prolongé par Nabécor. On est à la frontière de Vandoeuvre et de Nancy, symbolisée par la place Gérard d'Alsace. Jusqu'aux années 60, c'est le ruisseau de Nabécor qui servait de frontière naturelle ; stagnant, plein de moustiques et véhiculant de mauvaises odeurs, il n'est plus visible à ciel ouvert. La suite de la visite EN CLIQUANT ICI !
Ces quartiers sont moins denses en habitations, les casernes de Vandoeuvre et le cimetière du Sud occupant de grandes surfaces. C'est en 1888 qu'on déboisa une grosse partie du bois de Brichambeau pour y installer le quartier militaire Antoine Drouot, avec des écuries pour des centaines de chevaux, des manèges, des entrepôts.
Cette fourmillière de soldats et de 3000 chevaux, sous la bannière du 8ème régiment d'artillerie, se distingua durant les campagnes napoléoniennes, notamment à Austerlitz, mais aussi pendant les deux dernières guerres mondiales.
De 1960 à 1962, le régiment accueillit le 8ème RPIMA. Le 8ème RA fut déplacé à Commercy, et remplacé par le 26ème RI. Depuis 1977, c'était l'un des plus importants Centre de Sélection de France et 35000 conscrits par an sont passés par là pour faire leurs trois jours.
Depuis la réforme, Drouot sélectionne l'armée de métier, et organise la Journée Citoyenne. Le centre équestre exclusivement militaire au départ accueille des civils aujourd'hui. Ce quartier est en pleine mutation et le devenir du site militaire et du centre équestre lié aux décisions de la Communauté Urbaine, qui envisage d'y fonder une zone nommée Bianca-Maria, du nom d'un militaire tué pendant la guerre d'Algérie.
Après avoir passé la place Gérard d'Alsace, on arrive à une des extrémités de Vandoeuvre : la rue Sainte Colette et son célèbre couvent des Soeurs Clarisses, qui date de 1921 et qui abrite trente moniales.
En remontant le Boulevard Barthou, on longe le cimetière du Sud : 33 hectares dont 25 sur notre commune. Il a été ouvert en 1883, à l'emplacement même où des milliers de soldats tombèrent au cours de la bataille de Nancy, 4 siècles auparavant, opposant les Lorrains et les Bourguignons.
La mosaïque vandopérienne continue, et au-delà de nos concitoyens qui reposent en paix, on voit poindre l'antenne de notre chaîne de télévision régionale et le quartier Tourtel qui s'étale à ses pieds...


